Hier, je suis allé au cinéma voir en avant-première la nouvelle adaptation des Misérables de Victor Hugo.
Près de trois heures plus tard, je suis sorti de la salle bouleversé.
Je connaissais évidemment l’histoire. Qui ne connaît pas Jean Valjean, Javert, Fantine, Cosette ou les Thénardier ? Et puis Les Misérables a déjà connu tellement d’adaptations magnifiques qu’on pourrait légitimement se demander s’il était encore possible d’apporter quelque chose de nouveau à l’œuvre de Victor Hugo.
Eh bien oui.
Je ne vais surtout pas vous dire que cette version efface les précédentes. Jean Gabin reste un immense Jean Valjean. Bourvil et Jean Carmet ont eux aussi laissé des interprétations exceptionnelles dans l’histoire de ce monument de la littérature française. Chaque génération a finalement eu ses Misérables.
Mais nous sommes en 2026, et cette fois, ce sont les nôtres.
Et quels Misérables !
J’ai trouvé le film magistral. Une véritable fresque, spectaculaire sans jamais oublier l’humain. Les décors, les costumes, la lumière, les scènes de foule, la musique… tout contribue à nous faire entrer dans cette France du XIXe siècle et, très vite, on ne regarde plus un film : on vit avec ses personnages.
Et puis il y a Vincent Lindon.
Il est extraordinaire en Jean Valjean. Il possède cette force, cette rudesse et en même temps cette fragilité qui rendent le personnage profondément humain. Son visage raconte parfois davantage que de longues phrases. On ressent le poids de son passé, sa colère, ses blessures, mais aussi cette formidable humanité qui traverse toute l’œuvre de Victor Hugo.
Le reste de la distribution est également remarquable et participe à cette impression d’assister à quelque chose de grand.
Alors oui, le film dure près de trois heures. Oui, son budget avoisine les 35 millions d’euros. Mais franchement, quand l’argent est utilisé pour offrir un spectacle de cette ampleur, je ne vais certainement pas m’en plaindre !
Et surtout, allez le voir au cinéma.
C’est précisément pour ce genre de film que les grandes salles existent encore. Un grand écran, le son qui vous enveloppe, une salle plongée dans le noir et, pendant quelques heures, plus rien d’autre n’existe.
Je regarde beaucoup de films chez moi et nos téléviseurs sont devenus extraordinaires. Mais parfois, il faut simplement remettre son manteau, sortir de son canapé et pousser la porte d’un cinéma.
Les Misérables fait partie de ces films-là.
Je suis entré dans la salle en connaissant l’histoire.
J’en suis ressorti avec l’impression de l’avoir vécue.
Et ça, ça vaut largement le déplacement.


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