À moins d’une heure de Nantes, il suffit finalement de peu de kilomètres pour avoir l’impression d’être parti beaucoup plus loin.
Le Croisic fait partie de ces endroits que j’aime retrouver sur la côte de Loire-Atlantique. Une petite ville posée au bout de sa presqu’île, entourée par l’océan, avec son port, ses quais de granit, ses maisons anciennes et cette atmosphère bretonne.
Et puis, reconnaissons-le, avec un nom comme Le Croisic, on entend déjà presque les mouettes et le bruit des drisses contre les mâts. 😄
Une petite cité avec une grande histoire
Le Croisic n’a évidemment pas attendu les vacanciers pour exister.
Dès le XIVe siècle, la cité prend de l’importance avec la construction d’un château fort et de remparts. Sa position, à proximité immédiate des marais salants de Guérande et largement ouverte sur l’océan, va naturellement orienter son histoire vers le commerce maritime.
Le sel de Guérande part d’ici vers d’autres horizons et enrichit progressivement la ville. Les maisons d’armateurs que l’on retrouve encore aujourd’hui le long des quais témoignent de cette époque prospère.
C’est justement ce que j’aime au Croisic : nul besoin de pousser la porte d’un musée pour commencer à comprendre son histoire.
Il suffit de marcher.
Se perdre dans les ruelles
La vieille ville se découvre tranquillement, sans véritable programme.
On quitte le port, on s’engage dans une petite rue pavée, puis dans une autre. Une maison ancienne attire le regard, une façade en granit un peu plus loin, une porte, une fenêtre, un détail architectural…
Au détour de la promenade apparaît notamment la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, autre témoin de l’histoire de la cité et de son lien très ancien avec la mer.
Puis on revient naturellement vers les quais.
C’est probablement là que Le Croisic dévoile le mieux son caractère. Les bateaux, les terrasses, les maisons serrées les unes contre les autres et cette lumière de l’Atlantique qui change constamment donnent envie de ralentir.
Et ralentir, vous commencez à me connaître, je sais assez bien faire maintenant. 😄
Une ville façonnée par la mer
La pêche a longtemps rythmé la vie locale, notamment celle de la sardine.
L’ancienne criée, construite en 1878, rappelle cette époque. Elle n’accueille évidemment plus les mêmes activités aujourd’hui puisqu’elle est devenue un lieu d’expositions et d’événements culturels.
À partir du XIXe siècle, Le Croisic change progressivement de visage avec l’arrivée des premiers visiteurs attirés par les bains de mer.
La côte devient alors une destination à la mode et attire quelques visiteurs plutôt célèbres, parmi lesquels Honoré de Balzac ou Alfred de Musset.
Le tourisme balnéaire était né. Avec probablement un peu moins de crème solaire qu’aujourd’hui…
Et puis il y a l’océan 🌊
Impossible de venir au Croisic sans aller voir ce qui se passe de l’autre côté de la ville.
(Avec mon ami Leon, en août l’année dernière, il était impossible de s’arrêter : la petite ville était bondée)
En quittant le port et les ruelles, on retrouve rapidement une côte beaucoup plus sauvage. Les rochers remplacent les quais, les embruns arrivent avec le vent et l’Atlantique reprend toute la place.
C’est un autre visage du Croisic, plus brut et certainement l’un de mes préférés.
La presqu’île se prête particulièrement bien à la promenade. À pied ou à vélo, on peut longer la côte, s’arrêter devant une crique, observer les vagues ou simplement profiter du paysage.
Pas besoin d’en faire davantage.
Parfois, regarder la mer constitue déjà un programme parfaitement respectable.
L’Océarium, voyage sous la surface 🦈
Le Croisic possède également une autre manière de découvrir l’océan : descendre symboliquement sous sa surface.
L’Océarium du Croisic rassemble environ 200 espèces dans différents univers. Poissons-clowns, hippocampes, poulpes, raies, manchots et bien sûr requins évoluent dans des espaces qui permettent de découvrir des écosystèmes très différents.
La présentation des requins derrière l’immense vitre reste évidemment l’un des moments les plus impressionnants de la visite.
Une expérience plus récente, Immer Sea, propose également une immersion visuelle et sonore à 360°. Des profondeurs abyssales aux récifs coralliens, l’océan y devient presque un spectacle enveloppant.
Une belle façon de rappeler que ce que l’on aperçoit depuis la côte n’est finalement qu’une toute petite partie d’un monde immense.
Le Croisic sans mode d’emploi
C’est peut-être ainsi que je conseillerais de découvrir Le Croisic.
Sans programme trop précis.
Commencer par le port. Marcher dans les ruelles de la vieille ville. Lever les yeux vers les façades. Prendre un café sur les quais. Aller respirer du côté de la côte sauvage. Visiter l’Océarium si l’envie vous prend. Et pourquoi pas terminer la journée devant l’océan.
Le Croisic n’a pas besoin d’en faire beaucoup pour séduire.
À quelques kilomètres de Nantes, cette petite cité maritime conserve quelque chose de profondément breton, un mélange de granit, de sel, d’histoire et d’Atlantique.
Et lorsque le vent commence à souffler un peu fort sur la presqu’île, inutile de lutter.
C’est aussi ça, la Bretagne. 😉


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