Paris, avec Clémence, ce n’est pas vraiment une nouveauté.
Nous avons eu souvent l’occasion d’y passer quelques jours ensemble, de marcher beaucoup trop, de nous dire qu’on allait « juste faire un petit tour » avant de rentrer à l’hôtel et de terminer quelques kilomètres plus loin. Ces moments à deux sont devenus, au fil des années, des rendez-vous précieux. Presque indispensables.
Mais cette fois, il y avait quelqu’un de plus avec nous.
Maël.

Mon petit-fils avait déjà découvert Paris quelques mois auparavant lors d’une sortie scolaire. Une première approche forcément différente, avec un programme plutôt culturel, des visites organisées, des horaires à respecter et probablement quelques professeurs comptant régulièrement leurs élèves pour vérifier qu’ils n’en avaient pas égaré un au Louvre.
Cette fois, aucun professeur. Aucun programme pédagogique.
Juste nous trois. Et cela change tout.
Paris version famille
Cela fait à peine un an que je revois régulièrement mon petit-fils. Je ne vais pas entrer ici dans les détails de cette histoire, ils nous appartiennent. Mais je peux simplement dire que chaque moment passé avec lui a aujourd’hui une saveur particulière.
À 15 ans, tout va vite. Très vite même.
Les goûts changent, les envies aussi, les conversations deviennent différentes. On découvre peu à peu le jeune adulte derrière l’adolescent et, lorsqu’on est grand-père, on mesure probablement encore davantage la valeur de ces journées passées ensemble.
Alors Paris à trois, forcément, j’avais envie d’en profiter.
Nous avions réservé une suite au Pullman Montparnasse. Pour trois, c’était tout de même plus confortable, surtout après des journées où nos jambes finissaient par nous rappeler assez fermement que Paris se visite beaucoup mieux avec de bonnes chaussures.




Et puis il y avait un autre invité pendant ce séjour.
La chaleur. Écrasante.
Paris avait décidé de nous accueillir façon four à chaleur tournante. Le bitume chauffait, les terrasses cherchaient désespérément quelques centimètres d’ombre et la moindre boutique climatisée devenait soudainement un haut lieu touristique.
Évidemment, cela ne nous a absolument pas empêchés de parcourir la capitale.
Pas vraiment le temps de s’ennuyer
Nous avons enchaîné les endroits que j’aime retrouver et ceux que je voulais faire découvrir autrement à Maël.
Les Champs-Élysées, bien sûr, que l’on peut trouver trop touristiques mais qui conservent malgré tout quelque chose d’unique lorsqu’on les remonte en regardant l’Arc de Triomphe.
La place de la Concorde et ses perspectives incroyables.
Le Palais-Royal, beaucoup plus calme, avec ses colonnes de Buren, ses arcades et ce petit air de Paris hors du temps que j’aime particulièrement.
Nous sommes également passés par l’esplanade de Notre-Dame de Paris. La cathédrale est de nouveau là, majestueuse, et forcément nous avions envie d’y entrer. Mais visiblement, nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette brillante idée ! Il y avait tellement de monde que nous avons préféré rester sur le parvis et l’admirer de l’extérieur. Ce sera pour une prochaine fois. Paris sait aussi très bien vous donner des raisons de revenir.
Les jardins du Luxembourg, où Paris semble soudain ralentir.
Puis Montmartre.
La butte, ses petites rues, ses escaliers, ses artistes, ses touristes aussi, beaucoup de touristes même, et cette vue sur Paris dont je ne me lasse jamais vraiment.
Nous avons également fait un passage par les grands magasins. Impossible de venir à Paris sans lever les yeux sous la coupole des Galeries Lafayette ou regarder les vitrines en se demandant parfois qui peut bien acheter certaines choses à certains prix.
Et puis, évidemment…
Les Apple Store.
Oui, je sais.
Certains visitent les églises, d’autres les musées. Moi, je visite aussi les Apple Store. Chacun sa culture. 😇
Celui des Champs-Élysées reste d’ailleurs un endroit assez spectaculaire et j’aurais eu beaucoup de mal à expliquer à Clémence et Maël qu’il était absolument indispensable de passer devant sans entrer.
Autant rester crédible.
Beaucoup de kilomètres, mais surtout des souvenirs
Au bout de ces quelques jours, je serais bien incapable de dire combien de kilomètres nous avons parcourus.
Beaucoup.
Ce dont je me souviendrai davantage, ce sont les petits moments entre deux visites.
Les discussions en marchant. Les pauses pour boire quelque chose parce que nous étions littéralement en train de cuire. Les plaisanteries. Les changements de programme improvisés. Les moments où l’on ne fait finalement rien d’exceptionnel, mais où l’on est simplement bien ensemble.
C’est peut-être cela que j’aime le plus dans les voyages.
On part pour voir des lieux et, quelques années plus tard, ce ne sont pas forcément les monuments dont on se souvient le mieux.
Ce sont les personnes qui étaient à côté de nous.
J’ai déjà vu Paris de nombreuses fois. Clémence aussi.
Mais ce Paris-là, avec ma fille et mon petit-fils à mes côtés, je ne l’avais encore jamais vu.
Et je crois bien que c’était le plus beau. ❤️


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