L’été approche à grands pas. Les journées s’allongent, les envies d’évasion aussi. Et parmi les idées qui me trottent dans la tête pour le mois prochain, il y en a une qui revient avec insistance : retourner au ZooParc de Beauval.
J’y étais allé il y a quelques années et j’en avais gardé un souvenir exceptionnel. À tel point que l’idée d’y retourner me réjouit déjà. Peut-être même que mon petit-fils Maël sera de l’aventure. Entre nous, partager ce genre de découverte avec un adolescent curieux, c’est souvent encore plus agréable que la visite elle-même. Ma fille participera peut-être également à l’aventure.
Au fil des années, j’ai eu la chance de visiter de nombreux parcs zoologiques. Le Bioparc de Doué-la-Fontaine avec ses carrières troglodytiques spectaculaires, Planète Sauvage près de Nantes et son safari en voiture, le zoo de La Boissière-du-Doré à quelques kilomètres de chez moi, le Parc animalier de Sainte-Croix en Lorraine, le zoo de Paris, sans oublier ceux de Londres et de Madrid.
Pourtant, Beauval conserve une place un peu particulière dans mon classement personnel.
Il faut dire que le parc a de quoi impressionner. Installé à Saint-Aignan dans le Loir-et-Cher, il accueille plus de 35 000 animaux répartis dans une vingtaine de territoires thématiques. On y découvre près de 800 espèces venues des quatre coins du monde.
Longtemps classé parmi les plus beaux zoos de la planète, Beauval a notamment obtenu une remarquable quatrième place mondiale dans le classement des voyageurs de TripAdvisor.
Ce qui m’avait particulièrement marqué lors de ma première visite, ce n’était pas seulement la diversité des animaux. C’était aussi la qualité des installations. Les enclos sont vastes, les espaces végétalisés et l’ensemble donne davantage l’impression de parcourir différents continents que de visiter un simple zoo.
Depuis ma dernière venue, le parc a encore évolué. Le spectaculaire Dôme Équatorial, inauguré pour les 40 ans de Beauval, rassemble à lui seul près de 200 espèces tropicales dans une immense serre de verre culminant à 38 mètres de hauteur. On y croise des lamantins, des dragons de Komodo, des hippopotames pygmées et bien d’autres pensionnaires exotiques.
Bien sûr, lorsqu’on évoque Beauval, on pense immédiatement aux pandas géants. Ils ont largement contribué à la renommée du parc. Les célèbres Huan Huan et Yuan Zi ont quitté la France fin 2025 pour retourner en Chine après treize années passées à Beauval, mais leurs filles jumelles sont toujours présentes. Une page s’est tournée, mais l’histoire des pandas continue.
Ce que j’apprécie également chez Beauval, c’est que le parc ne se limite pas à exposer des animaux. Il participe activement à des programmes de conservation et de reproduction d’espèces menacées. Derrière chaque visite se cache aussi une contribution à la préservation de la biodiversité.
Pour ceux qui envisagent une visite, un petit conseil d’ancien visiteur enthousiaste : prévoyez au moins deux jours. Beauval est immense. Vouloir tout voir en une seule journée revient un peu à essayer de visiter Paris entre le petit-déjeuner et le goûter.
Alors oui, il est fort possible que cet été je reprenne la route du Loir-et-Cher. Avec un appareil photo, de bonnes chaussures de marche.
Et je me connais. Même après avoir vu des girafes, des lions, des gorilles, des rhinocéros et des milliers d’autres animaux, je finirai probablement par passer dix minutes à observer un simple panda roux perché dans un arbre.
Comme quoi, le bonheur est parfois beaucoup plus petit qu’un éléphant.

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