L’intelligence artificielle : assistant génial ou stagiaire un peu distrait ?

Depuis quelque temps, l’intelligence artificielle est devenue le nouveau couteau suisse numérique. Elle écrit, dessine, traduit, programme, résume et répond à presque tout. À écouter certains, il suffirait de lui demander quelque chose pour obtenir instantanément un résultat parfait.

Si seulement c’était vrai…

J’ai souvent droit à la même remarque lorsque je parle de mes applications :

« Ah oui, mais maintenant avec l’IA, c’est facile ! »

Je souris généralement. Parce que la réalité est un peu différente.

L’intelligence artificielle est un outil extraordinaire. Je l’utilise quotidiennement pour développer mes applications, rédiger certains contenus ou explorer de nouvelles idées. Elle me fait gagner un temps considérable et m’ouvre parfois des pistes auxquelles je n’aurais pas pensé.

Mais elle a aussi un petit défaut : elle peut se tromper. Et parfois avec une assurance déconcertante.

Quand je travaille sur Loopa Move, Pato Life, Finelio ou Melovia, l’IA me propose régulièrement des morceaux de code. La plupart du temps, ils sont pertinents. D’autres fois, ils contiennent une erreur. Et de temps en temps, ils cassent même quelque chose qui fonctionnait parfaitement cinq minutes auparavant.

Dans le développement informatique, une mauvaise instruction peut provoquer des effets surprenants. Une fonctionnalité disparaît, un écran ne s’affiche plus, une synchronisation cesse de fonctionner. Dans les cas extrêmes, plusieurs heures de travail peuvent être perdues si l’on ne reste pas vigilant.

L’IA est donc un assistant. Pas un pilote automatique.

Je compare souvent cela à un chantier de construction. L’intelligence artificielle apporte les briques, le ciment et parfois même quelques bonnes idées d’aménagement. Mais l’architecte reste humain. Le maître d’œuvre aussi.

Dans mon cas, c’est moi qui décide de la direction à prendre, qui vérifie les plans et qui contrôle que les murs ne sont pas en train d’être montés à l’envers.

C’est exactement ce que rappelle l’article du site Artisan Audio Vidéo : avant de croire une réponse produite par une intelligence artificielle, il est souvent judicieux de lui poser une deuxième question. Puis parfois une troisième.

Parce que l’IA ne sait pas qu’elle se trompe.

Elle ne ment pas volontairement. Elle produit simplement ce qui lui semble être la réponse la plus probable. Et entre “probable” et “exact”, il existe parfois un fossé.

Finalement, l’intelligence artificielle ressemble beaucoup à un collaborateur brillant mais inexpérimenté. Elle travaille vite, elle a beaucoup de connaissances, elle ne se fatigue jamais, mais elle a besoin d’être supervisée.

Ceux qui pensent qu’elle remplace l’humain n’ont probablement jamais passé une journée entière à corriger les petites bêtises qu’elle est capable d’inventer.

Quant à moi, je continuerai à l’utiliser avec enthousiasme. Parce qu’elle m’aide énormément. Mais je garderai toujours un œil sur son travail.

Après tout, même les meilleurs assistants ont parfois besoin qu’on relise leurs notes.

L’idée de ce billet m’est venue après la lecture d’un excellent article de  Artisan Audio Vidéo. Une lecture que je vous conseille vivement. Elle rappelle une chose essentielle : l’intelligence artificielle est un outil formidable, mais le cerveau humain dispose encore d’une fonctionnalité très utile que l’on appelle l’esprit critique. Et, bonne nouvelle, elle ne nécessite ni abonnement mensuel ni mise à jour.

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