Hier matin, direction Saint-Aignan-de-Grand-Lieu avec Maël et sa maman. Au programme : une compétition d’escalade à la salle de la Pavelle.
Je dois reconnaître une chose : lorsque j’avais son âge, mes exploits sportifs consistaient surtout à grimper dans les arbres ou à escalader discrètement les clôtures lorsque mon ballon avait décidé d’aller explorer le jardin du voisin. Les temps changent.
En arrivant à la salle, j’ai découvert un lieu particulièrement impressionnant. D’immenses structures de blocs occupent l’espace et un grand mur d’escalade attire immédiatement le regard. Même lorsqu’on garde les deux pieds bien ancrés au sol comme moi, difficile de ne pas lever la tête.
Au passage, j’ai appris quelque chose que j’ignorais complètement. La Pavelle n’est pas seulement le nom de cette belle salle sportive. C’est aussi le nom local du nénuphar blanc qui pousse sur le lac de Grand-Lieu, l’un des plus grands lacs naturels de plaine de France. J’aime toujours ce genre de détail. On croit simplement entrer dans un équipement sportif moderne et, sans s’y attendre, on repart avec un petit morceau de patrimoine local.
Toute la journée, les jeunes grimpeurs se sont succédé sur les différentes voies. Certains semblaient défier les lois de la gravité avec une facilité déconcertante. Pendant que je cherchais déjà un siège confortable pour observer la compétition, eux grimpaient, sautaient, s’accrochaient et recommençaient avec une énergie que je leur envie presque.
Presque seulement.
J’ai évidemment suivi les prestations de Maël avec beaucoup d’attention. Voir son petit-fils se concentrer, réfléchir à ses mouvements, persévérer lorsqu’un passage se révèle plus compliqué, c’est finalement bien plus intéressant que le classement lui-même. On découvre un autre visage de ces adolescents que l’on croit parfois uniquement préoccupés par leurs écrans.
Entre deux passages, j’ai aussi pris le temps d’observer l’ambiance. Les encouragements des familles, les conseils échangés entre participants et cette bonne humeur générale donnaient à l’événement une atmosphère particulièrement agréable. Une compétition, oui, mais avec beaucoup de bienveillance.
En quittant la salle en fin d’après-midi, je me suis dit que cette discipline avait quelque chose de fascinant. L’escalade demande de la force, bien sûr, mais aussi de la réflexion, de la patience et une bonne dose de confiance en soi. Chaque prise est une décision. Chaque mouvement est un petit défi.
Quant à moi, après avoir passé la journée à regarder des jeunes grimper à plusieurs mètres du sol, j’ai estimé que mon principal exploit sportif consistait à avoir résisté à la tentation d’essayer.
Et franchement, à mon âge, c’est déjà une belle performance.
Je suis rentré à Vertou avec le sentiment d’avoir passé une très belle journée en famille. Une journée faite d’efforts, d’encouragements, de sourires et même d’un peu de botanique grâce à cette fameuse pavelle. Comme quoi, on peut assister à une compétition d’escalade et revenir avec l’envie d’en apprendre davantage sur les nénuphars du lac de Grand-Lieu.
La vie réserve parfois de drôles de détours, et c’est sans doute ce qui la rend si agréable.



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