Je suis devenu sage

Quand Apple sort un nouvel iPhone, il existe généralement deux catégories de personnes.
Celles qui disent : « Le mien fonctionne encore très bien. »
Et celles qui campent déjà devant l’Apple Store avec un câble USB-C autour du cou comme un collier tribal.

Pour une fois, je vais faire preuve d’une sagesse presque suspecte : je ne compte pas acheter l’iPhone 18 Pro.

Oui, vous avez bien lu.
Le progrès technologique vient de perdre un client. Enfin… temporairement.

Il faut dire que mon iPhone 17 Pro est une véritable machine de guerre. Les photos sont splendides, la puissance est telle qu’il pourrait probablement piloter un petit satellite météo, et la batterie tient tellement longtemps que j’oublie parfois où se trouve le chargeur. Ce qui, dans l’univers Apple, relève quasiment du miracle certifié.

Alors non, cette année, pas de passage en caisse. Pas de justification bancale du style :
« Celui-ci possède un nouveau revêtement quantique en titane lunaire légèrement plus mat sur la tranche gauche. »
Je vais rester raisonnable.

Mais attention… raisonnable ne veut pas dire guéri.

Car il existe une exception. Une faille émotionnelle parfaitement assumée dans mon cerveau de passionné Apple : l’iPhone du 20e anniversaire.

Celui-là, je le veux déjà.
Je ne sais même pas encore à quoi il ressemblera. Peut-être une plaque de verre magique. Peut-être un objet si fin qu’on le perdra entre deux coussins de canapé. Peut-être un téléphone qui se recharge simplement grâce à l’énergie de notre enthousiasme.

Peu importe.

Le jour de sa sortie, je redeviendrai instantanément cet amateur émerveillé qui découvrait l’iPhone X comme une œuvre futuriste tombée du ciel de Cupertino.

Je me vois déjà partir tôt le matin vers l’Apple Store le plus proche, café à la main, regard brillant, entouré d’autres passionnés légèrement fatigués mais heureux. Cette étrange confrérie capable de débattre pendant vingt minutes sur la courbure d’un angle d’écran.

Et honnêtement ?
J’adore ça.

Parce qu’au fond, certains achètent une montre de collection, d’autres une voiture ancienne. Moi, j’ai simplement une tendresse particulière pour ces petits rectangles lumineux qui réussissent encore, vingt ans plus tard, à nous donner l’impression que le futur arrive demain matin.

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Une réponse

  1. Avatar de Lydie Dee

    S’il se recharge à l’enthousiasme, nul doute que tu n’auras plus jamais besoin de batterie 😉

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