Le ciel hésitait entre gris clair et douche surprise. Une météo typiquement nantaise, capable de vous faire ranger les coussins de terrasse… puis ressortir cinq minutes plus tard comme si de rien n’était. Mais à la Maison Chocolat, cela n’a pas empêché une petite séance d’initiation au pilotage de drone.
Cette fois, c’était Maël qui avait les commandes en main. Concentré, appliqué, presque déjà pilote officiel de la famille, il découvrait les joies du DJI Mini 3 Pro sous l’œil attentif de son grand-père. Enfin… “attentif” est un grand mot. Disons surtout fier et légèrement amusé de voir la nouvelle génération manipuler ce genre de technologie avec un naturel déconcertant.
À quelques mètres de là, Simba observait la scène avec son calme habituel. Impossible de savoir s’il surveillait le drone, Maël ou simplement la possibilité qu’un oiseau imprudent traverse le jardin. Avec un Maine Coon, il y a toujours une part de mystère. On aurait presque dit qu’il évaluait les compétences du pilote avant homologation officielle.

Entre deux averses, le drone a tout de même réussi à prendre un peu de hauteur. Quelques vols prudents, quelques manœuvres hésitantes, et surtout beaucoup de sourires. Car au fond, ce genre de moment n’a pas grand-chose à voir avec la performance technique. Ce qu’on retient vraiment, c’est cette parenthèse simple où trois générations… enfin presque, si l’on compte Simba comme une personne à part entière… partagent un instant tranquille dans le jardin.
Et puis il faut reconnaître une chose : voir un enfant piloter un drone aujourd’hui donne parfois l’impression étrange d’avoir basculé dans le futur. À son âge, beaucoup d’entre nous faisaient voler des avions en polystyrène qui terminaient leur carrière dans une haie au bout de quatre minutes. Désormais, les drones stabilisent l’image, évitent les obstacles et reviennent tout seuls à leur point de départ. Même la technologie semble devenue plus raisonnable que certains humains.
Finalement, malgré les nuages, l’après-midi était plutôt belle. Comme quoi, il ne faut parfois qu’un peu d’herbe mouillée, un drone, un chat philosophe et un petit-fils curieux pour fabriquer un très bon souvenir.
Merci à Kémi pour le cliché !

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