Il dort depuis des années dans un tiroir. Un peu oublié, jamais vraiment remplacé, je pense qu’il va se pavaner dans les toilettes, (mon musée Apple) collé au mur comme mes iPhone. Et pourtant, quand je le reprends en main, il a toujours ce petit quelque chose d’émouvant.
Mon Apple Newton MessagePad 110.
En 1994, ce drôle d’objet signé Apple avait déjà tout compris. Ou presque.
À une époque où les téléphones servaient à téléphoner et les ordinateurs à rester sagement posés sur un bureau, lui osait une idée folle : tenir dans la main, écrire dessus… et surtout comprendre ce qu’on écrivait.
Alors oui, il lui arrivait de transformer une note sérieuse en poésie involontaire. Sa reconnaissance d’écriture avait ses humeurs. Mais derrière ces petits caprices, il y avait une vision. Celle d’un monde où la technologie s’adapte à nous, et non l’inverse.
Le Newton, c’était déjà :
- un agenda toujours avec soi
- des notes prises à la volée
- un carnet de contacts intelligent
- une forme de liberté numérique, bien avant l’heure
En le redécouvrant aujourd’hui, difficile de ne pas sourire. Tout ce que l’on considère comme évident en 2026 était déjà là, en germe, dans cet objet un peu épais, un peu lent… mais terriblement audacieux.
Finalement, le MessagePad 110 n’était pas en retard.
Il était simplement en avance… et nous, pas encore prêts.
Et puis il y a cette pensée amusante :
en 1994, Apple essayait déjà de lire mon écriture.
Trente ans plus tard, elle y arrive un peu mieux… mais moi, j’écris beaucoup moins, je dicte.
Comme quoi, le progrès a parfois ses petits paradoxes.
Et si je démontais la bête avec mon petit-fils ! 😜
Et hop, un petit podcast sur le Newton

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