Retour au cinéma aujourd’hui pour revoir Michael.
La première fois, c’était avec un ami. Cette fois, c’était avec mon petit-fils qui découvrait le film pour la première fois… et la magie a encore mieux fonctionné.Entre l’ambiance musicale du film, un son incroyable de la salle Orium et les chansons de Michael Jackson, le moment avait presque des airs de concert privé.
Certains artistes on les écoute distraitement.
Et puis d’autres s’invitent dans votre mémoire sans prévenir.
Avec Michael, le cinéma ne raconte pas seulement une histoire. Il rallume une époque, la mienne.
Le choix est clair, presque assumé avec élégance : celui de l’ascension. Des Jackson Five à la tournée Bad, le film déroule le fil d’un destin hors norme, sans s’attarder sur les zones d’ombre. Ici, tout est lumière, rythme, énergie.
Et cela fonctionne.
Derrière la caméra, Antoine Fuqua pose une mise en scène solide, efficace, presque au service de la musique. Devant, Jaafar Jackson impressionne. Plus qu’une ressemblance, il y a une attitude, un détail dans le geste, une façon de se tenir… qui, parfois, fait oublier que l’on regarde un acteur.
Le film ne cherche pas à juger. Il préfère célébrer.
Certains regretteront ce parti pris. D’autres s’y laisseront porter, comme on accepte une chanson que l’on connaît déjà par cœur.
Et c’est peut-être là sa vraie réussite.
Ce soir, je suis allé voir le film avec un ami.
Et comme souvent après ce genre de séance un peu suspendue, la soirée ne s’est pas arrêtée là. On a prolongé le moment à la maison, autour d’un apéro… avec Michael Jackson en fond sonore, évidemment.
Curieusement, ses chansons ne sonnaient pas tout à fait pareil.
Elles avaient quelque chose en plus.
Un écho. Une image. Un souvenir fraîchement ravivé.
On ne sort pas de ce film avec des réponses.
On en sort avec des sensations, et actuellement avec cette actualité morose, je vous le jure ça fait vraiment du bien.
Un rythme dans la tête.
Une image qui persiste.
Et cette envie, presque irrépressible, de relancer Thriller… juste pour voir si la magie opère encore.
Mais oui, elle opère !

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