Aujourd’hui, en passant par Carquefou, j’ai fait une découverte aussi inattendue que charmante. Sur une place discrète, quelques silhouettes de bronze attirent le regard… des grenouilles, ou plutôt des crapauds, installés là comme s’ils avaient toujours fait partie du décor.
Ces sculptures sont l’œuvre de Michel Bassompierre, disparu récemment, et dont le travail continue de marquer les lieux qu’il a traversés.
Ici, pas d’ours imposants ni de gorilles majestueux comme on lui en connaît souvent. À Carquefou, l’artiste a choisi une approche plus légère, presque malicieuse. Neuf crapauds en bronze, posés à hauteur d’homme, semblent dialoguer avec les passants. On s’approche, on observe, et très vite, un sourire s’installe.
Avec le temps, les habitants se sont approprié ces sculptures au point de rebaptiser l’endroit “la place des grenouilles”. Une évolution naturelle, presque tendre, qui dit beaucoup du lien entre une œuvre et ceux qui la côtoient au quotidien.
Ce qui frappe, c’est la simplicité de l’ensemble. Rien de spectaculaire, rien d’imposant. Juste des formes douces, apaisantes, et cette capacité rare à donner vie à l’animal sans en faire trop. Une signature discrète, mais immédiatement reconnaissable.
En quittant les lieux, une idée reste en tête. Parfois, ce sont les œuvres les plus modestes en apparence qui s’inscrivent le plus durablement dans nos souvenirs.
Et celles-ci, à leur manière, continuent de faire vivre un peu de Michel Bassompierre, tranquillement, au coin d’une place, lieu qui m’a permis d’acquérir quelques douceurs pour le goûter… 😋



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