Il y a des rencontres qui ne s’expliquent pas. Elles s’imposent, simplement. Simba fait partie de celles-là.
Il y a tout juste deux ans, jour pour jour le 14 avril 2024, avec mon colocataire de l’époque, nous avons pris la route direction Saint-Nazaire. Une histoire un peu floue au départ, mais un objectif clair au bout du trajet. Chez Patricia, qui avait autrefois tenu une crêperie à La Baule au nom délicieusement évocateur, “Le Chat Gourmand”.
Là-bas, nous attendait un chat. Pas n’importe lequel. Un chat cabossé par la vie, renversé par une voiture, et surtout abandonné à son sort parce que le soigner coûtait trop cher. Une phrase qui, à elle seule, mérite d’être oubliée à jamais.
Alors, sans trop réfléchir, nous avons décidé de changer le scénario.
Ce chat, c’est Simba.
À l’époque, il n’avait rien d’un roi. Plutôt un petit guerrier fatigué. Mais avec ce regard… celui qui vous attrape sans demander la permission. Nous l’avons ramené à la maison, un peu comme on ramène une évidence.
Deux ans plus tard, le contraste est saisissant.
Simba est là. Bien vivant. Heureux, même. Avec son allure de Maine Coon majestueux et son tempérament doux comme une soirée d’été à Vertou. Il a trouvé sa place, ou plutôt… il nous a trouvés.
Alors oui, aujourd’hui, il est hospitalisé. Quelques soucis de santé viennent jouer les trouble-fêtes. Rien de très élégant de leur part, soyons honnêtes. Mais je le connais. Je sais de quoi il est capable.
Ce chat a déjà écrit le premier chapitre de sa renaissance. Celui-ci ne sera qu’une parenthèse.
Simba a aujourd’hui quatre ans et demi. L’âge où l’on commence à profiter pleinement de la vie… et à faire quelques caprices, aussi, il faut bien le dire.
Je lui souhaite une longue vie. Une très longue vie.
Et surtout, encore beaucoup de moments partagés. Parce qu’au fond, ce n’est pas nous qui avons sauvé Simba.
C’est lui qui, discrètement, a apporté quelque chose de précieux à cette maison. Un supplément d’âme. Une présence. Une évidence.
Et ça, franchement, ça n’a pas de prix.


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