Depuis le 11 février 2026, Les Enfants de la Résistance a rejoint les salles obscures. Adapté de la célèbre bande dessinée, le film pose une question simple et essentielle : que peut faire un enfant quand le monde des adultes bascule dans la guerre ?
Sous la direction de Christophe Barratier, on retrouve cette sensibilité particulière à l’enfance qu’il sait filmer avec justesse. Ici, pas de grands effets spectaculaires. Trois enfants, en 1940, découvrent l’Occupation et décident, avec leurs moyens, de résister. Des gestes modestes, mais d’une portée immense.
J’ai profondément aimé ce film. Il m’a touché par sa sincérité, sa lumière, son humanité. Une émotion que j’avais déjà ressentie en découvrant Les Choristes. Barratier a ce talent rare de filmer l’enfance sans la caricaturer, de montrer sa fragilité autant que sa force intérieure.
Le contraste entre l’apparente douceur de la vie de village et la gravité de l’époque crée une tension subtile et constante. On suit des regards, des silences, des choix. On se rappelle que la Résistance ne fut pas seulement l’affaire de grandes figures historiques, mais aussi celle de consciences qui s’éveillent.
Un film qui parle de mémoire, bien sûr, mais surtout de courage ordinaire. Et cela résonne toujours, aujourd’hui.

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