Quatorze ans déjà ! Le 13 octobre 2012, j’embarquais à Marseille sur un bateau à destination de Bastia, en Corse. À mes côtés, mon ami Nicolas. Une traversée, une île magnifique à découvrir et surtout quelques jours qui allaient donner une autre dimension à notre amitié.
À cette époque, notre amitié était encore récente. Nous nous étions rapprochés grâce à un ami commun, Dodo, qui avait en quelque sorte été le trait d’union entre nous. Nous étions bien loin d’imaginer qu’il allait disparaître tragiquement quelques jours plus tard, après notre voyage à Bastia. Un événement douloureux qui donne aujourd’hui à ces souvenirs une résonance toute particulière.
Nicolas, de son côté, n’était pas au meilleur de sa forme. La vie nous réserve parfois des passages un peu compliqués, et changer d’air, s’éloigner du quotidien, peut faire beaucoup de bien. Alors quoi de mieux que de mettre le cap sur la Corse ?

Je garde de ce voyage de très beaux souvenirs. La Corse, c’est une île qui ne ressemble à aucune autre. Des paysages spectaculaires, des montagnes qui plongent dans la mer, des routes sinueuses et cette lumière si particulière qui donne envie de s’arrêter à chaque virage.
Les calanques de Piana, notamment, restent parmi les plus beaux paysages que j’aie pu admirer. Ces immenses roches rouges sculptées par le temps, dominant une mer d’un bleu incroyable… La nature y a fait un travail remarquable, sans avoir besoin de faire appel à un architecte !

Et puis Corte, au cœur de l’île, avec sa citadelle perchée sur les hauteurs et son caractère bien trempé. Une autre Corse, plus montagneuse, plus authentique, tout aussi attachante.
Mais finalement, ce que je retiens le plus de ce périple, ce ne sont pas uniquement les paysages.
C’est Nicolas. Et quelque part, c’est aussi Dodo.
Ces quelques jours passés ensemble nous ont permis de discuter, de rire, de partager des moments simples et surtout de mieux nous connaître. Notre amitié était encore jeune, mais ce voyage lui a donné une profondeur que les années seules ne suffisent pas toujours à construire.
La disparition de Dodo, quelques jours plus tard, allait évidemment nous bouleverser. Celui qui avait contribué à nous réunir n’était plus là. Une bien triste ironie de la vie, qui nous rappelle combien tout peut basculer rapidement.
Quatorze ans plus tard, les images de la Corse sont toujours là, mais les souvenirs de cette complicité le sont encore davantage.
Une pensée pour Dodo (ci-dessous) que je n’oublie pas. Cependant, Nicolas lui, a totalement disparu, des écrans, radars…


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