Paris réserve toujours des surprises, même quand on pense bien la connaître. Hier, j’ai laissé derrière moi la gare Montparnasse avec l’esprit léger et l’iPhone prêt à dégainer. Direction le Palais-Royal, où les colonnes de Buren jouaient avec la lumière hivernale. J’ai mitraillé comme si j’étais attendu par Vogue. Il faut dire que le cadre s’y prête et que Paris sait flatter l’œil du promeneur curieux.
En continuant ma balade, je me suis glissé dans la galerie Vivienne. Quelle découverte. Ce passage couvert m’avait échappé jusqu’à présent. Entre l’élégance discrète des boutiques et le charme feutré du lieu, j’avais presque l’impression de voyager dans le temps. Je me suis juste attardé pour prendre une petite collation dans un endroit charmant, le Valentin. Un plaisir inattendu de ce genre rend une escapade unique, un peu comme lorsqu’on tombe sur une bonne bouteille oubliée dans sa cave.
Place Vendôme ensuite. Toujours aussi majestueuse et intimidante, avec ses façades impeccables et ses vitrines qui crient silencieusement que ce n’est pas pour toutes les bourses. Mais quel plaisir de s’y promener, appareil en main, même si malheureusement le temps était glacial et ultra nuageux.
Pour le déjeuner, j’ai poussé la porte du restaurant Daroco. Belle ambiance, décor travaillé, plats tentants. J’ai bien mangé, même si les pâtes auraient mérité un degré de chaleur supplémentaire. Et avouons-le, l’addition m’a rappelé que l’on est à Paris. Mes fesses s’en souviennent encore. Mais bon, il faut parfois se faire plaisir et goûter à l’expérience complète.
Après une petite digestion active, direction le Bon Marché. Des marques de vêtements prestigieuses me faisaient de l’œil mais ma carte bancaire m’a dit : « non Pato ne cède pas à la tentation » 😅 Je me suis ensuite laissé attirer par le marché Saint-Germain et surtout par l’Apple Store. Impossible de résister à l’appel des iPhone Pocket signés Issey Miyake. Le mariage du design japonais et de la technologie Apple, ça me fait vibrer à chaque fois. J’ai admiré, touché, rêvé. L’objet parfait n’existe peut-être pas, mais celui-ci s’en approche. Là encore, mon rectangle de plastique est resté dans ma poche.
Et là, surprise du jour. Sans que personne m’en souffles mot, j’ai prolongé mon escapade boulevard Haussmann pour voir le sapin des Galeries Lafayette. Toujours aussi spectaculaire. Les décorations plongent immédiatement dans l’esprit des fêtes et, soyons honnête, ça fonctionne à merveille. Un émerveillement assumé.
Les kilomètres accumulés commençaient à se faire sentir. Même les trottoirs parisiens semblaient vouloir me retenir. J’ai donc décidé de prendre le métro pour rejoindre Montparnasse. La rame avait rarement eu aussi bonne allure à mes yeux.
Cette journée restera gravée. J’ai découvert des lieux qui m’étaient jusqu’ici inconnus et j’ai eu ce sentiment délicieux d’être à la fois touriste et explorateur dans ma propre capitale. Paris n’a pas fini de me surprendre et je me dis déjà qu’un prochain passage s’impose. La ville récompense toujours les curieux qui osent s’y perdre un peu.
Màj : cette nuit, il a neigé sur la capitale. 































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